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3 questions à Hervé Brouder, directeur du site de Lacq-Mourenx

Grand arrêt de 2018, investissements réalisés sur le site de Lacq-Mourenx et relations avec les riverains : Hervé Brouder, le directeur du site, dresse le bilan des actions menées par Arkema ces dernières années et dessine l'avenir du site.

Quelle est la nature de travaux réalisés par Arkema sur ces installations lors du grand arrêt à Lacq/Mourenx au printemps 2018 ?

Le site a été arrêté de fin février à fin mars 2018 dans le cadre d’un grand arrêt réglementaire.

 

Nous avons profité de cet arrêt pour moderniser les installations, notamment par la mise en place de nouveaux équipements de mesure et de contrôle afin d’améliorer la marche des ateliers et de réduire l’impact environnemental de nos activités.

Hervé Brouder, directeur du site de Lacq-Mourenx

Pour vous donner un ordre d’idée, ce sont plus de 3300 « points » de contrôle qui ont été inspectés pendant ces deux mois, occasionnant de nombreuses interventions sur de multiples appareils (des pompes, des soupapes, des vannes, de la tuyauterie, des bacs de stockage, etc.).

 

« Nous avons investi 22 millions d'euros pour ce grand arrêt »

 

Ces travaux ont mobilisé tout le personnel des ateliers ainsi que de nombreuses entreprises extérieures dont les effectifs, en période de pointe, ont pu atteindre jusqu’à 500 personnes, tous corps de métiers confondus. La sécurité des personnes étant une priorité pour Arkema nous sommes satisfaits qu’aucun accident, ni incident ne soit survenu pendant cet arrêt.

 

Durant cet arrêt, nous avons effectué des opérations sur l’unité de revalorisation du soufre (URS), reprise par le Groupe il y a deux ans, pour en améliorer la disponibilité et ainsi éviter au maximum d’envoyer les effluents à la torche.

 

Au total, nous avons investi 22 millions d'euros pour ce grand arrêt.

L’URS fait l’objet de beaucoup de critique en termes de nuisances sur le bassin. Quelles actions et quels investissements avez-vous engagés pour remédier à cette situation ?

Arkema est exploitant de l’URS depuis avril 2016. Cette unité constitue un atout majeur pour l’environnement. En ce qui concerne les émissions dans l’atmosphère, si l’on compare les émissions de dioxyde de soufre issues du traitement des évents par l’URS avec celles issues d’un envoi sur torche, le facteur est de 1 pour 1000.

Nous avons lourdement investi pour exploiter cette unité de traitement selon nos standards et nous continuons à investir.

Unité de revalorisation du soufre (URS), sur le site de Lacq

Nous avons un nouveau plan en cours sur trois ans qui s’articule autour de deux axes principaux :

  • Améliorer la disponibilité de l’unité et d’envoyer les évents sur la torche.  
  • Réduire les impacts environnementaux des émissions résiduelles de cette unité, qui vont bien au-delà des exigences réglementaires généralement appliquées à ce type d’unité.

 

Ce plan a été établi et se déroule sous le contrôle strict du préfet et de la DREAL selon un calendrier précis fixé par arrêté préfectoral. Il représente un investissement de 3,5 millions d'euros pour Arkema et sera réalisé entre fin 2018 et début 2020.

Au-delà d’Arkema, la question des odeurs et des nuisances pour les riverains est persistante. Que faites-vous avec les autres industriels de la plateforme ?

Depuis des années le bassin est connu pour ses problématiques d’odeurs, caractéristiques du soufre qui est extrait avec le gaz depuis 1957. Ce qui est particulièrement compliqué, c’est que le seuil de détection d’une odeur est très bas et très en dessous du moindre impact sur l’environnement ou la santé. De plus, ce qui était acceptable hier par les riverains l’est moins aujourd’hui, c’est une réalité et une exigence que nous prenons totalement en compte.

 

Dès les premiers signalements des riverains en 2015, les industriels se sont mobilisés pour comprendre, identifier et réduire les odeurs ainsi que les nuisances. Nous avons réalisé, par exemple :

  • la mise en place d’une cellule 24h/24 pour le recueil des signalements des riverains ;
  • des campagnes de mesures atmosphériques chez les riverains et autour de la plateforme ;
  • la mise en place d’un réseau de « sentinelles » constituées de riverains et de salariés formées à la reconnaissance et l’identification des odeurs ;
  • la création d’un site internet pour publication d’un bulletin d’information hebdomadaire.

 

Et ceci tout en poursuivant de nombreuses investigations : prélèvements et analyses aux émissaires ou dans l’environnement.

 

« Nous avons déjà progressé mais il faut continuer. C'est ce que nous faisons. »

 

Le sujet est complexe et la ou les source(s) émettrice(s), à l’origine des nuisances ressenties n’ont toujours pas été désignées malgré toutes les analyses et les études engagées avec des spécialistes externes indépendants.

 

Et c’est notre préoccupation majeure. Nous sommes également convaincus de l’importance et de la poursuite du dialogue avec les riverains, c’est pourquoi nous avons proposé l’organisation d’une « conférence riveraine » régulière, pilotée par un intervenant indépendant, pour permettre à toutes les parties prenantes de s’exprimer.

Cette action de la plateforme s’inscrit d’ailleurs pleinement dans le programme plus large « Terrains d’entente® » d’Arkema qui a pour vocation de construire une relation de confiance réciproque avec ses riverains.

 

Nous avons déjà progressé mais il faut continuer ; c’est ce que nous faisons, mais tout cela ne sera pas réglé en un jour, il faut en être conscient.

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